Sécuriser le réseau ferroviaire grâce à la solution Info Accès

Pour répondre à la problématique de l’intrusion de la faune sauvage dans les emprises ferroviaires des lignes à grande vitesse (LGV), ITNOVEM a accompagné l’infrapôle LGV Sud-Est Européen (SEE) dans la mise en œuvre du projet de surveillance de l'état des accès « Info Accès ».

Publié le 1 juillet 2021 par Elodie

Sécuriser le réseau ferroviaire grâce à la solution Info Accès

Depuis 2018, l’infrapôle LGV Sud Est Européen (SEE) cherche à améliorer la régularité de sa ligne à grande vitesse entre Paris et Marseille, enjeu majeur pour SNCF. Deux principales causes de non-régularité se dégagent : les accidents de personne et les heurts de gibier. La mission d’ITNOVEM : trouver un moyen de vigiler et limiter la présence de gibiers sur les emprises ferroviaires.  

Limiter les intrusions et les accidents oui, mais aussi améliorer l’image de SNCF et sa qualité de service à travers sa régularité ! En 2018, ce sont 740 trains touchés par 14 sangliers et 24 chevreuils, rien que sur cet axe du réseau LGV. Des heurts qui entrainent systématiquement un arrêt du train pendant plusieurs dizaines de minutes pour effectuer les vérifications nécessaires de sécurité (25 000 minutes de retard par an en moyenne). Mais aussi une perte financière pour SNCF : un heurt coûte en moyenne plus de 80 000 euros. 

“Dans un projet de bout en bout, ITNOVEM a proposé “Info Accès” une solution connectée simple, économiquement peu coûteuse, autonome visant à détecter l’ouverture anormalement longue des portails/portillons afin de limiter l’intrusion de gibier”, détaille Julien Fournier, directeur de mission chez ITNOVEM. 

“Un défi de taille pour ITNOVEM avec plus de 850 kms de lignes à sécuriser.”

Julien Fournier, directeur de mission chez ITNOVEM 

Des portails parfois accessibles à la faune sauvage 

Les équipes de l’infrapôle LGV ont un objectif : faire en sorte que les trains roulent à l’heure et en toute sécurité. Pour ce faire, ils doivent chaque jour entretenir et moderniser le réseau, via des opérations de maintenance, de surveillance des installations, d’organisation, ou encore d’approvisionnement, 24h/24 et 7j/7. 

“Il arrive que l’un de ces accès reste ouvert, soit à la suite d’actes de vandalisme, soit parce qu’il peut arriver que les agents en intervention sur les voies oublient de refermer le portail d’accès pendant qu’ils entretiennent le réseau. Or, une ouverture de quelques heures suffit à la faune sauvage pour pénétrer à l’intérieur de l’emprise ferroviaire”, explique Julien Fournier. 

Comment fonctionne la solution ITNOVEM ? 

Lorsque le capteur, un système magnétomètre/aimant, détecte une ouverture ou une fermeture, il envoie un message via un réseau à longue portée dédié aux applications IoT. Ce message est recueilli et traité par la plateforme Cockpit d’ITNOVEM, qui centralise les informations terrain et permet une visualisation cartographique de l’état des accès. Celle-ci va générer une alerte mail ou SMS aux opérationnels sur le terrain si elle détecte une ouverture anormalement longue sur un portail (plus d’1h).  

En 2018, 180 capteurs autonomes ont été installés sur la LGV Sud-Est Européen. Depuis, 2000 dispositifs ont été implantés sur cette ligne afin de limiter l’intrusion de gibier. 

Forte de son premier succès, fin 2020, l’IoT Factory ITNOVEM a été sollicitée pour déployer ce cas d’usage sur deux nouvelles lignes à grande vitesses : la LGV Atlantique, à hauteur de 300 capteurs et la LGV Nord Europe, à hauteur de 120 capteurs. En mars 2021, l’infrapôle LGV Atlantique a demandé la finalisation de l’instrumentation de sa ligne, soit 320 capteurs supplémentaires.  

A date, près de 2 500 capteurs sont installés sur ces trois lignes. 

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